Il était une fois… un État voyou » : quand l’Occident se regarde dans le miroir

Sous couvert d’une fable sur un « État théocratique et totalitaire » (fanatisme religieux, coups d’État, guerres d’aggression, corruption, mépris du droit international), Philippe Malidor dépeint en réalité les États-Unis :

  • Assassinats ciblés (drone strikes, opérations secrètes).
  • Ingérences et coups d’État (Amérique latine, Moyen-Orient).
  • Guerres illégales (Irak 2003, Vietnam) et menaces nucléaires (seul pays à avoir utilisé la bombe atomique, en 1945).
  • Hypocrisie démocratique : un « guide suprême » (le président US) qui outrepasse le Congrèsamnistie ses alliés coupables (ex. : grâces présidentielles controversées), et instrumentalise la religion (« Dieu avec nous »).
  • Double standard : L’Occident dénonce l’Iran ou la Corée du Nord, mais ferme les yeux sur ses propres crimes.

Ironie finale : « Toute ressemblance avec un pays existant n’est pas fortuite… »« Un article qui dérange… parce qu’il dit vrai. » ⚖️

IL ÉTAIT UNE FOIS... UN ÉTAT VOYOU

Philippe Malidor, journaliste

C’est une nation où les fanatiques religieux ont acquis une influence démesurée avec des ambitions totalitaires et un plan de soumission de la population savamment mis au point par quelques mollahs. Elle a commis plusieurs assassinats ciblés, renversé des gouvernements, fomenté des coups d’État dans des pays qui ne lui plaisaient pas, pillé leurs ressources naturelles, installé des régimes tyranniques à sa botte, lancé plusieurs guerres souvent perdues, cherché à s’approprier des territoires même contre ses alliés d’hier, torpillé les Nations unies.

Son guide suprême, notoirement corrompu dans ses mœurs et dans ses finances au point d’avoir eu des démêlés, hélas non aboutis, avec la justice, s’est associé une grande prêtresse qui va jusqu’à dire que s’opposer à lui revient à s’opposer à Dieu. Sans scrupules, ce calife est capable de brandir des menaces contradictoires dans un même discours, au point qu’une partie de ses soutiens déroutés envisage de le lâcher. Évidemment, le Parlement de son pays, il s’en moque éperdument et il décide quasiment seul. Il a même soutenu une tentative de coup d’État en sa faveur et amnistié les séditieux.

Le moins que l’on doive faire, c’est donc empêcher ce pays de se doter de l’arme nucléaire, trop dangereuse aux mains d’un autocrate aussi imprévisible.

Mais… qu’apprends-je ? La bombe atomique, il l’a déjà ! Et on m’informe que son pays est le seul à l’avoir utilisée pour faire la guerre, et même deux fois de suite ! Il devient donc urgent de créer une coalition (respectueuse du droit international) pour mettre hors d’état de nuire ce despote et ce pays qui s’est laissé asservir.

« Toute ressemblance, etc… »

L’oeil de Réforme

© jp.w 2026 - Contact